Simplifier la vie, simplifier la technologie

Simplifier la vie, simplifier la technologie

Inspirations
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La vie peut s’avérer compliquée. Existe-t-il des moyens de la simplifier ? Pour tenter de répondre à cette question, nous nous sommes entretenus avec Harper Reed, hacker, amoureux des voyages et utilisateur de longue date des produits Withings.

Professionnel des technologies, amateur de voyage et utilisateur des produits Withings, Harper Reed dispose d’un CV des plus impressionnants : il a occupé des postes à responsabilité au sein de Threadless et PayPal, et il a travaillé en tant que directeur technique lors de la campagne de réélection de Barack Obama. Cet homme a l’habitude de jongler (au sens propre du terme également puisqu’il a proposé un spectacle de jonglerie en première partie du rappeur Sir Mix-a-Lot). Alors comment fait-il pour garder les pieds sur terre ? Nous avons échangé avec lui au sujet de ses méthodes pour se simplifier la vie au travail, au quotidien et en voyage. Vous découvrirez pourquoi il ne regarde jamais de film quand il prend l’avion et comment il utilise ses différents appareils (il a une montre Activité depuis 2015 et une balance Withings depuis 2009 !).

Withings: Salut Harper ! Comment te décrirais-tu ?

Reed : Je suis un hacker/entrepreneur. Je construis, je crée des choses et je fais également du piratage au sens traditionnel du terme.

Sur quels projets travailles-tu actuellement ?

Je ne travaille sur aucun projet spécifique. J’en cherche d’ailleurs désespérément un, mais rien ne se dessine pour l’instant à l’horizon. Je crois beaucoup en la notion de voyage, et une partie du voyage consiste à essayer d’en trouver le sens véritable. Par exemple, actuellement je suis dans une situation amusante et — est-ce que tu jouais au Lego lorsque tu étais jeune ? Tu te souviens lorsque tu cherchais une brique [spécifique], que tu l’avais aperçue la veille, mais que tu n’arrivais plus à la retrouver ? Il te suffisait de te lever, de quitter la pièce et lorsque tu revenais quelques minutes plus tard, la brique était là, juste sous tes yeux.

Je pense que souvent, lorsque nous cherchons quelque chose, la simple action de chercher nous empêche de trouver. Je me souviens [qu’une fois], je jouais au Lego avec mon frère et je lui ai dit « Hé, je cherche une pièce bleue de 6 par 1 ». Il m’a répondu quelque chose comme « OK, super, je ne vais pas la chercher ». Du coup, j’ai répondu « Moi non plus, je ne vais pas la chercher » car je savais que si je ne la cherchais pas, j’avais une chance de la trouver, mais que si je me mettais à la chercher, je ne la trouverais jamais.

Voilà donc où j’en suis actuellement. J’ai besoin de créer un espace et une opportunité, et de garder l’esprit ouvert pour découvrir ce qui s’y trouve.

Cette citation sur ton site Internet m’a interpellé : « Derrière chaque chose en désordre se cache un système organisé. » Peux-tu m’en dire plus ?

Je suis indéniablement une personne à systèmes. L’efficacité est un concept intéressant. L’efficacité n’est pas nécessairement le point le plus proche entre A et B. L’efficacité peut être ce qui crée une zone de confort, ce qui t’aide à te sentir mieux. Si l’on observe le chaos dans lequel nous vivons, [qu’il s’agisse] d’un programme informatique ou de données vraiment complexes, et que l’on se met à penser au système qui l’a créé, on commence alors à y voir plus clair dans ce labyrinthe. On se met à mieux voir dans ce brouillard. Et cela devient alors simplement un autre système avec lequel il est possible de faire quelque chose.

Toute ma carrière a été motivée par la capacité à voir un système et à le rendre moins complexe. On le regarde et on se dit : « Ce système est ultra-complexe ». On passe ensuite 15 minutes à l’étudier et hop : « Un chemin apparaît clairement ». On pourrait se dire la même chose en regardant une montagne. Lorsque l’on se trouve à plusieurs centaines de mètres de distance, il est profondément difficile d’apercevoir le chemin. Mais une fois que l’on s’approche, on voit des chemins qui sont là depuis des centaines d’années. C’est à ce moment que l’on se dit : « Oh, c’est facile, je peux marcher ici ». C’est ainsi que je conçois chaque chose.

C’est intéressant car en me documentant sur ta carrière, j’ai découvert que tu as géré de nombreuses choses vraiment compliquées. Comment envisages-tu la rationalisation ou le fait de rendre les choses moins complexes lorsqu’il faut agir à grande échelle ?

Si tu as des objectifs clairs, c’est en réalité très facile. L’un des principaux problèmes auxquels les entreprises sont confrontées, c’est que leurs objectifs ne sont pas clairs. Non pas qu’ils n’aient jamais été clairs, mais à ce moment précis, ils ne sont pas clairement définis. C’est pour ça qu’il est utile, selon moi, d’avoir des objectifs parfaitement définis.

Par exemple, lors de la campagne d’Obama, nous avions des objectifs très précis. Par conséquent, il n’était pas si difficile que cela de les développer. Bien sûr, cela représentait beaucoup de travail réalisé par des personnes brillantes. Mais l’un de nos principaux moteurs était la limpidité de notre but. Nous avions un objectif fort, un leader fort, ce qui nous a aidés à nous assurer que nous nous concentrions sur les bons éléments. À ce moment-là, la question était davantage tactique et il était plus facile d’avancer.

Je ne veux pas dire que des objectifs clairs sont la solution à tous les problèmes. Mais cela facilite indéniablement les choses.

Il semble que le voyage occupe une place importante dans ta vie. Quelle est ta prochaine destination ?

Je prends l’avion pour Raleigh cet après-midi et d’ici quelques semaines je m’envole pour Amsterdam. Je voyage beaucoup. On arrive à un stade où nos problèmes n’en sont pas vraiment. On ne peut pas dire « Oh, j’en ai assez de voyager vers toutes ces belles destinations. » J’essaie de ne pas passer trop de temps à me dire « Zut, je n’ai pas été surclassé » ou « Ce vol est vraiment long ». On en vient souvent à se plaindre de ce genre de choses, car l’être humain se plaint par nature.

J’ai récemment arrêté de regarder des films lorsque je prends l’avion. J’effectue de nombreux vols internationaux donc ce n’est pas un mince engagement. J’ai réellement envie d’utiliser ce temps avec sagesse. Je pense que lorsque l’on se retrouve enfermé quelque part, l’une des meilleures choses à faire est de dormir. Par conséquent, je dors beaucoup, je lis beaucoup et j’écoute beaucoup de musique. J’essaie de faire des choses qui nécessitent une certaine introspection, qui me forcent à être réfléchi, qui me poussent à penser à ces expériences. C’est une chose très positive et plutôt amusante.

Quels sont les endroits que tu as préféré visiter ?

Je pense que l’un des plus beaux endroits où voyager est la ville de Johannesburg, en Afrique du Sud. Johannesburg a été pour moi une expérience vraiment incroyable. C’est exactement ce que je recherche : visiter un endroit qui a vécu un tel changement culturel de mon vivant et découvrir ce que les gens en pensent, comment ils en parlent. C’est très inspirant d’échanger avec les jeunes Sud-Africains, des personnes ayant mon âge et vivant à Johannesburg. Johannesburg est une ville vraiment folle et tellement amusante.

La Tasmanie a aussi été une expérience fantastique. La nourriture est délicieuse, les gens sont très gentils, les musées sont incroyables. Et j’adore Londres. Je passe beaucoup de temps dans le sud-est de l’Asie. Les endroits où le capitalisme est différent des États-Unis, à l’image de la Chine ou de Singapour, me stimulent énormément.

C’est assez bizarre de quantifier nos endroits préférés. J’ai un véritable problème avec le biais de la nouveauté. Si quelqu’un me demande « Quel est ton endroit préféré ? », je vais répondre « Oh je reviens de San Francisco ! C’était génial ! »

Qu’est-ce que tu aimes faire lorsque tu voyages ?

L’une des choses que je préfère faire est de dîner avec des inconnus, des personnes que je rencontre sur place. Comme quand par exemple quelqu’un me dit « Eh, voici mon ami » ou lorsque quelqu’un me présente une autre personne en disant « Tu devrais parler à cette personne. » Voilà une expérience que j’adore. À chaque fois que je voyage avec ma compagne, il y a toujours une personne croisée au hasard avec laquelle nous allons dîner. Elle le sait, je le sais. Elle trouve cela amusant, je trouve cela amusant et c’est presque à chaque fois un moment génial car nous rencontrons des gens normaux qui font des choses normales. J’aime ces instants car ils sont l’occasion d’apprendre véritablement et sincèrement un grand nombre de choses. On ne sait jamais où l’inspiration va se trouver.

Je pense qu’il ne faut pas trop s’inquiéter des règles. C’est une bonne façon d’y arriver. J’adore visiter les musées. Regarder l’art, voir l’art, quelle chose incroyable ! Je pense que l’art peut nous apprendre de nombreuses choses intéressantes. Il y a toujours une chose étrange, une chose inattendue qui nous attend au détour d’un couloir et qui nous fait dire « Waouh, c’est dingue ! ». J’adore ça. L’un de mes musées préférés est le MONA (Museum of Old and New Art) en Tasmanie. C’est un musée incroyable, un peu étrange, dirigé par une personne tout aussi étrange. Je trouve cela assez amusant. Les conservateurs savent très bien comment nous déstabiliser.

Je suis une personne vraiment sociable. J’aime observer, rencontrer et découvrir tous ces gens. C’est vraiment très enrichissant et on ne sait jamais qui on va croiser, ni ce qui va se passer.

As-tu des conseils en matière de voyage ou des gadgets à recommander ?

J’utilise une montre Withings Activité. L’une des choses que j’aime dans cette montre Withings, c’est qu’elle ressemble à une montre et non à une montre connectée. Elle n’affiche pas de notifications. [Certaines montres Withings le font — découvrez toutes nos montres ici, NDRL.] La chose la plus importante est qu’elle me permet de suivre mon sommeil lorsque je voyage et change de fuseau horaire. Si je suis à l’hôtel et que j’ai envie de savoir où j’en suis en matière de sommeil, je peux vérifier et remarquer que oh, j’ai dormi 12 heures à cause du décalage horaire. Par ailleurs, je ne pense pas que je pourrais me passer d’un Kindle et j’ai de très bons écouteurs intra-auriculaires. J’essaie de ne pas boire lorsque je suis en avion car ce n’est pas très bon pour le corps.

Je crois que l’une des choses que j’ai apprises lors de la campagne d’Obama, c’est l’idée qu’il s’agit d’un marathon, et non d’un sprint. Comment faire tout ce que l’on a à faire sans s’épuiser totalement ? En prenant soin de soi et en prenant vraiment le temps d’essayer de répondre à ces questions essentielles. En ce qui me concerne, je passe beaucoup de temps à prendre soin de moi. Je dors beaucoup. C’est pour cela que j’utilise une montre Withings.

Je me suis toujours reconnu dans le concept de prendre soin de soi. J’ai écrit quelques éléments de code autour de [mes données] et sauvegardé toutes mes informations. C’est amusant de suivre le poids que j’ai pris, perdu, ma masse musculaire, etc. J’aime consulter ces données, les analyser encore et encore. C’est amusant de pouvoir faire facilement cette expérience en utilisant Withings afin de mieux visualiser ce qui se passe dans ma vie.

L’une de mes règles est la suivante : je ne veux plus rien avoir à charger. L’une des raisons pour lesquelles j’aime ma montre Withings est que je n’ai pas à la charger, et l’une des raisons pour lesquelles j’aime mon Kindle est que je n’ai pas à le charger trop souvent. Voilà ce qui, selon moi, est important. Qu’est-ce qui ne nécessite pas que je le charge ? La vie est trop courte pour devoir penser à charger tous ces trucs.

As-tu quelques trucs ou astuces à partager au sujet de tes appareils Withings ?

La chose la plus importante est une cohérence totale. Plus vous portez votre montre, plus vous l’avez avec vous et mieux c’est. Si vous la portez aussi souvent que possible, tout se passera parfaitement bien. Voilà la clé. C’est ce que j’aime avec les produits Withings : leur simplicité. Il me suffit de porter cette montre à mon poignet de façon régulière et voilà ! C’est tout ce dont j’ai besoin et j’apprécie vraiment que Withings ait conçu un produit aussi simple.

Qu’est-ce qui t’a poussé à choisir Withings au départ ?

C’est la balance [Withings] qui m’a tout d’abord incité à choisir cette marque : elle fonctionnait parfaitement bien, était facile d’utilisation et ne causait pas de problème. Je pense que le plus important pour moi est qu’un objet fonctionne. Je n’ai pas envie d’avoir des gadgets compliqués. Je n’ai pas envie d’avoir à gérer tout un tas de conneries. Je recherche simplement la simplicité. Le mot « simple » peut paraître bête, mais tout se résume à la question suivante : est-ce que le produit marche ? Les produits Withings ont toujours été très simples, ce qui est très appréciable. Les technologies font partie intégrante de ma vie et j’ai simplement envie d’un objet qui ait plus d’une fonctionnalité et qui fonctionne de façon cohérente.

J’apprécie et j’ai toujours beaucoup apprécié Withings. Je me réjouis que la marque ait retrouvé son indépendance.

Tu vis à Chicago. Voici donc une question très importante de la part d’un ancien habitant de Chicago : quelle est ta pizza « deep-dish » [servie dans un moule creux, NDLR] préférée?

Je n’aime pas les pizzas « deep-dish ». C’est une abomination. C’est juste une quiche ratée.

Merci Harper de nous avoir accordé cet entretien. Je dois toutefois préciser que nous ne sommes pas d’accord en matière de pizza. Suivez l’actualité de Harper sur son site Internet à l’adresse www.harperreed.com et sur son compte Twitter, @harper.

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Tracy Majka

Tracy is a writer, editor, and longtime vegetarian who likes pie, biking, and hockey.
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